FabArto est le projet artistique de Fabrice LABIT, photographe parisien pour qui j’ai aussi réalisé le site de Maison Ozaé. Le domaine a vécu dix-huit mois en page d’attente, le temps que l’œuvre prenne forme : une image plein écran, le nom du projet, deux liens. Depuis octobre 2026, fabarto.eu est le portfolio qu’il attendait : 60 galeries, 1414 photographies, en français et en anglais, 130 pages prérendues servies en fichiers statiques.
En images
Le projet en détail
Les photographies arrivent par un dépôt Nextcloud que Fabrice alimente lui-même, un dossier par modèle. La première version y lisait la sélection dans ses propres noms d’export : un fichier marqué Instagram avait déjà passé la barre d’une plateforme qui interdit la nudité, il partait sur le site ; un export Patreon, HD ou print restait dehors. La règle était élégante, et elle était fausse.
Fabrice a demandé si ses galeries portaient bien toutes ses photos. Le comptage a répondu non : 1193 prises de vue publiées sur les 1414 du dépôt, 221 absentes, et chez un modèle 11 clichés visibles sur 91. Le filtre a été retiré, chaque fichier déposé est converti, et un audit compare désormais dossier par dossier les prises de vue du dépôt et celles de la galerie. Il reste 1414 photographies pour 1617 fichiers, parce qu’un seul recadrage par prise de vue est retenu : c’est un choix, et Fabrice peut le revoir.
Ingérer n’est pas publier. Chaque galerie porte un drapeau qui ne se lève qu’une fois l’accord écrit du modèle en main : tant qu’il est baissé, les images sont dans la version construite mais la page montre son ossature et dit que l’accord est attendu. C’est la différence entre une page non indexée et une page qui ne montre rien : la balise noindex garde une page hors des moteurs, elle n’empêche personne de la lire.
À la conversion, chaque photographie devient quatre fichiers : AVIF et WebP, en 640 pixels pour la grille et en 1024 pour la visionneuse, soit 5630 fichiers pour 1414 photographies. Les métadonnées sont retirées au passage. Un EXIF d’appareil transporte les coordonnées GPS de la prise de vue et le nom du propriétaire, et ce sont des photographies de personnes identifiables : le lieu de la séance ne nous appartient pas.
Le portail d’âge fonctionne sans JavaScript : une règle CSS masque le site tant que la réponse n’est pas donnée, donc un visiteur qui coupe les scripts ne voit rien par défaut. La réponse est mémorisée par le navigateur, et si le stockage est refusé, la visite reste ouverte le temps de la session plutôt que de buter sur un bouton mort. Le site porte aussi l’étiquette RTA que lisent les filtres parentaux. Mesuré le 29 octobre 2026, il obtient 99 en performance sur Lighthouse bureau, affichage principal à 0,7 seconde sur une page d’accueil qui charge soixante couvertures.





