DMD artdesign imprime et encadre des œuvres sur toile. Son prix ne tient pas sur une ligne : il dépend du format, de la complexité de la forme, du type de cadre, de la matière de la toile et du système d'accrochage. Cinq critères, chacun avec ses options, cela fait une grille que personne ne lit. Le client voulait que son visiteur obtienne un prix, pas qu'il déchiffre un tableau.
En images
Le projet en détail
La réponse a été une extension WordPress écrite pour lui, DMD Prices. Le visiteur choisit ses options sous forme de boutons illustrés, chaque critère affichant ses propres images, les toiles coton et lin, les cadres classique, tridimensionnel ou autre, les accrochages par agrafes arrière, agrafes latérales ou clous de tapissier, et les formes simples, moyennes ou complexes. Voir la différence vaut mieux que la lire.
À chaque clic, la fourchette de prix se recalcule. L'extension envoie les cinq choix au serveur par une requête de fond et remplace la seule zone de résultat, sans recharger la page et sans perdre ce que le visiteur avait déjà sélectionné. C'est ce qui permet d'explorer : on change le cadre, on voit le prix bouger, on revient en arrière.
Un détail d'interface mérite d'être signalé, parce qu'il règle un problème réel. Dès le premier clic, les critères encore non renseignés se signalent visuellement, et chacun cesse de l'être au moment où il est choisi. Le visiteur sait donc en permanence ce qui manque pour que son prix soit complet, au lieu de découvrir à la fin qu'un devis partiel ne voulait rien dire.
L'extension a été packagée comme un vrai produit, et non comme un fichier déposé dans un répertoire : dépendances gérées par Composer, licence et fiche de présentation au format attendu par WordPress, contrôle automatique du style de code, script de publication de version, et une intégration continue qui vérifiait l'installation sur trois versions de PHP, de la 5.6 à la 7.1, avec la dernière version de WordPress. Pour une extension destinée à un seul client, c'est beaucoup, et c'est précisément ce qui permet de la réinstaller ailleurs ou de la reprendre deux ans plus tard.
Une honnêteté sur ce point : l'infrastructure de tests était en place, avec le socle de tests unitaires de WordPress et son script d'installation, mais la suite elle-même est restée un squelette. Le filet existait, il n'a pas été tendu. Je le dis parce qu'un portfolio qui ne montre que les bons côtés n'apprend rien à personne.
