AVENIM édite La Gestion en Ligne, un service de gestion locative. Le site existait depuis 2014 sur un thème acheté, une nouvelle version se préparait, et le client voulait savoir où il en était avant d'aller plus loin. Il nous a confié quatre questions : la performance, la sécurité, la faisabilité du transfert de ses données et le choix de l'hébergement.
Le projet en détail
Le diagnostic de performance a identifié trois causes, et il est utile de les nommer dans l'ordre. D'abord l'éditeur visuel du thème, qui chargeait plus de 2 900 règles de style et du code non utilisé sur chaque page, parce que ce type d'outil doit prévoir tout ce que l'acheteur pourrait faire. Ensuite le code du thème lui-même, avec des duplications, le même fichier chargé plusieurs fois et un usage abusif de la priorité absolue en CSS, signe qu'on écrase au lieu de corriger. Enfin la configuration du serveur, sans cache, sans optimisation, et avec une compression réglée trop haut, ce qui coûte plus de processeur que cela n'économise de bande passante.
Le diagnostic de sécurité a trouvé plus d'une dizaine de failles importantes, pour l'essentiel dues à l'absence de mises à jour, plus une série de négligences de configuration : des fichiers qui annonçaient publiquement la version installée, et une erreur qui révélait les chemins absolus du serveur. Point le plus sérieux, l'espace membre et l'administration répondaient sans chiffrement, ce qui expose les mots de passe sur le réseau local et à l'interception.
Sur la refonte, j'ai refusé de ne présenter qu'une solution. Deux chemins ont été chiffrés côte à côte : adapter le WordPress existant en gardant son thème, choix économique qui donne un résultat rapide, ou construire un thème sur mesure avec le minimum d'extensions, choix durable qui coûte plus cher. J'ai expliqué ce que chacun apportait et ce qu'il laissait de côté, et j'ai laissé décider. Un prestataire qui ne propose qu'une option propose en réalité son propre intérêt.
La migration des données était le travail le plus délicat. Le client avait changé sa structure de données pour la rapprocher de son métier, et sa tentative de transfert par l'interface graphique faisait apparaître un risque de perte. Nous avons repris l'opération sur mesure, sur sept tables et 2 667 enregistrements, dont 1 710 dossiers de candidats locataires et 515 demandes de devis. Techniquement ce n'est pas difficile, mais cela ne pardonne rien : la facturation s'est faite au temps passé, avec un travail préparatoire, une mise en place et des tests d'intégrité, plutôt qu'à un forfait annoncé sans avoir vu les données.
Nous avons ensuite migré le service vers un serveur virtuel dédié et offert la mise en place d'un couple préproduction et production, pour que le client puisse essayer ses changements avant de les publier.